Jardin au naturel

Jardin au naturel …


Quand je me suis installée en 2005, je proposais à mes clients de réfléchir à l’intégration de zones « naturelles » dans leur jardin. « Naturelle » dans le sens : sans intervention trop intensive… en laissant la végétation spontanée s’exprimer, en favorisant la biodiversité. Il y a 15 ans, parler de gestion différenciée, de fauche tardive, de prairies fleuries, de respect de la biodiversité … Ca ne parlait pas forcément encore à beaucoup. La gestion différenciée était surtout expérimentée dans certaines villes avant-gardistes. Dans les jardins, comme dans les champs, il faut que tout soit sous contrôle … et propre !

Il est vrai qu’au sortir de la dernière guerre, la pression économique était forte pour nourrir la France… En campagne les parcelles devaient être « propres » pour un maximum de rendement. Les villes se sont construites (ou reconstruites) sur l’idée de propreté, d’ordre, d’hygiène. Dans les années 60, les évolutions techniques : tuyau, d’arrosage, désherbant, tondeuses… ont renforcé d’idée du propre et du contrôle pour éradiquer les éléments non désirés et favoriser les plantes horticoles judicieusement sélectionnées. On en revient.

Effondrement de la biodiversité …
15 à 37% de la biodiversité disparaitraient d’ici à 2050 : aujourd’hui un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont en danger.

https://www.planetoscope.com/biodiversite


Ces dernières années, nous avons reçu une avalanche de chiffres tous plus alarmants les uns que les autres.
L’esprit du jardin au naturel gagne pourtant du terrain, les politiques publiques s’étant emparées du sujet, avec plus ou moins de succès … (Grenelle de l’environnement, plans Ecophyto, Loi Labbé). Les actions sur le terrain et la sensibilisation des acteurs locaux permet une meilleure communication (semaines pour les alternatives aux pesticides, pour le développement durable, fêtes des mauvaises herbes par l’association Cueillir ;-)…).

Petit à petit, cette approche fait donc son chemin auprès du grand public. Aujourd’hui, les exemples de jardin en gestion naturelle se multiplient et l’on y découvre un foisonnement d’insectes et de plantes oubliées qui nous fait dire que notre action, que ce soit avec les produits phyto, ou les tondeuses ont, et ont eu, un effet délétère sur biodiversité, mais que celle-ci peut se réinstaller rapidement pour peu qu’on lui laisse la place de s’exprimer !

Agir là où nous sommes

Chez moi, je ne passe la tondeuse thermique que 2 fois par an. (surtout pour les chemins entre les herbes folles…). Mon terrain sec me le permet c’est vrai. Une partie est ouverte, sans gazon mais avec un mélange de pâquerettes, plantain cornes de cerf …
Cette zone est utilisée pour le fonctionnement quotidien, table de repas, jeux des enfants … Le reste du jardin est beaucoup plus « sauvages » (verger et petits fruits …) avec de simples cheminements pour la fonctionnalité. Et jamais je n’ai passé de débroussailleuse ! Depuis que je croise orvet et lézard vert, impossible de passer ces machines, je jardine dans ces zones le plus souvent au sécateur … et à l’appareil photo ! (Et puis mes poules ont horreur du bruit) … Débusquer la thomise, poursuivre le vulcain, se plonger au cœur d’un soucis … C’est beaucoup plus ressourçant et apaisant…
Pourquoi aller entretenir de force un espace que je n’exploite pas totalement ? Quelques chardons et genêt entre mes fruitiers, et c’est la 1ère année où j’ai eu autant de fruits…

Mon père, grand adepte de la tondeuse et autres machines s’est même laissé convaincre et réalise qu’il voit beaucoup plus de petits passereaux maintenant qu’il a une petite zone de prairie libre. 100m2 d’un espace qui était jusqu’à maintenant tondu raz, et sans usage. Une nouvelle végétation s’est installée : fenouils, grande bardane, armoise, ortie … un beau garde-manger profitable à tous !
De cette manière, dans les zones où nous n’avons pas un usage quotidien, une diversité (flore et faune) se réinstalle rapidement. Une fauche annuelle avec exportation permet de retrouver une végétation qui peut se diversifier au fil des années, selon les besoins du sol.
C’est une expérience permanente, d’observation, de lâcher prise et de découverte, sur soi et sur notre environnement (et des économies !). Beaucoup d’aspects positifs et beaucoup moins de travail !
Je propose une visite de mon jardin « sauvage », les derniers dimanches du mois entre 15h et 17h. (sauf vacances de Noël..)

Notre accompagnement

Vous ne savez plus comment gérer votre jardin et toutes ses herbes sauvages ?
Vous avez besoin de le réorganiser, changer de fonctionnalité ?
Vous voulez découvrir les plantes sauvages qui s’y installent ?
Vous venez de construire et ne savez pas comment organiser votre nouveau lieu de vie ?
Je vous propose des rencontres chez vous, 1 heure ou 2, le temps qu’il faut.

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